samedi 21 mars 2020

La vie comme un jardin


« Garder l'amour dans votre cœur. Une vie sans amour est comme un jardin sans soleil lorsque les fleurs sont mortes. » Oscar Wilde

La vie, elle ressemble à un jardin,
Au début une herbe puis quelques brins
Qui se mettent à pousser quand il fait beau
Et qu’au besoin on arrose à grande eau.


La vie, elle ressemble à un jardin,
Au début, vraiment un tout petit rien
Qu’on amende avec un peu de terreau,
Qu’on couvre quand il fait vraiment trop chaud.


La vie, elle ressemble à un jardin,
Qu’on travaille patiemment à la main,
Si sensible aux aléas qu’il traverse,
Au soleil torride comme aux averses.


La vie, elle ressemble à un jardin,
Il faut très souvent se lever matin,
Savoir qu’il y a des bas et des hauts,
C’est quelquefois ardu mais c’est si beau.


Des jours on gagne mais des jours on perd,
Même si jour après jour on espère
Sans trop chercher, sans trop savoir pourquoi,
L’important est de bien choisir sa voie.


Dans la vie, on ne trouve à récolter
À la fin, que ce qu’on y a semé
En ne retenant que l’essentiel,
Sans attendre de vains secours du ciel.


Certains aiment bien se mettre en avant,
D’autres sont pressés, n’ont guère de temps
Quelques uns préfèrent souvent se mettre
En retrait pour éviter la lumière,


Mais tous rêvent d’accéder au bonheur,
De devenir les plus forts, les meilleurs,
C’est leur espoir ultime, leur grandeur,
Pour, à leurs yeux, se prouver leur valeur.

Il faut bien en conclure qu’il est temps alors
Selon La Fontaine et son humble laboureur,
D’allumer dans nos cœurs la lampe d’Aladin,
Ou tel Candide, de cultiver son jardin.


 << Christian Broussas Vie/Jardin  >>
<< Divonne, 3/07/2019 © • cjb • © >>

PORTOFINO la Ligure

     
Les belles villas aux allures de châteaux
S'étagent
tout au long du versant des coteaux,
Sur la côte rocheuse jusqu'à Rapallo,

Se mirant dans les reflets bleutés de ses eaux,
Et dans les criques du golfe de Tigullio
De luxueux navires voguent sur
ses flots
.

« Demi-lune autour d’un bassin silencieux »
Avait noté Maupassant visitant les lieux.
Autour du petit port et de la "piazzeta"
Se rassemblent écrivains, musiciens et divas
Bercés par des airs entraînant de villanelle,
qui se baladent dans les petites venelles
Bordées d’étroites maisonnettes aux couleurs vives,

Insensibles encore à la chaleur qui arrive,
Montant jusqu’au pied de l’église San-Giorgio
Et vont déguster des lasagnes au pesto.
 

Aux vastes panoramas de ses toits-terrasses,

On sent bien qu'ici et dans les îles en face,

Dans l
e bel éclat de ses somptueux palaces,
Tout s'accorde et le malheur n'y a pas sa place.

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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 22/06/ 2019  >
 

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vendredi 8 novembre 2019

La complainte des légumes

 

Cette fois tu n’as plus un radis,
La moindre branche de céleri,
Plus de beurre dans les épinards,
Et plus une goutte de pinard,
Tout juste quelques vieux brocolis,
Plus rien pour pimenter ta vie,

Tu te dis que les carottes sont cuites,
Que t’es pas prêt de retrouver la frite,
Que c’est vraiment la fin des haricots,
Même pas un petit plat de cocos,
Alors tu te sens très souvent tout mou
Et pour un rien, tu te prends le chou.

Las, tu as comme du sang de navet,
Gringalet, maigrelet comme un panais,

La tête aussi farcie qu’une citrouille
Et pas un poivron pour la ratatouille,
Tu t’occupes à peine de tes ognons,
Passant souvent pour un gros potiron,
Ou une espèce de grand cornichon
Fauché qui n’a plus du tout de pognon.
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Tu en as vraiment gros sur la patate,
Avec la peur diffuse que ça rate,
Bouffant les pissenlits par la racine,
Ou à engloutir des tas d’aubergines,
Je ne vous raconte pas des salades,
T’es pas vraiment frais, bien dans la panade
Même avec un petit pois dans la tête,
Et les idées plutôt floues, un peu blettes,
Juste un pois chiche dans le ciboulot,
Avec, pour tout dire, un cœur d’artichaut.

Alors, plutôt que faire le poireau,
Croquer la tige amère du taro,
Être berné par de fausses morilles,
Ou te vendre pour un plat de lentilles,
Pour bien déguster le jus de la treille,
Va falloir aller gagner de l’oseille.

<< Christian Broussas – Légumes - 08/11/2019 - © cjb © >>

vendredi 1 novembre 2019

Je vous offre mes rêves

   

« Fais de ta vie un rêve et d’un rêve une réalité. »
Antoine de Saint-Exupéry


Venez, venez, je vous offre mes rêves,
Vous serez ainsi comme ma relève,
J’en ai plein les poches, plusieurs milliers,
A vrai dire toute une infinité
Pour vous tous, les jeunes, selon vos goûts,
Pour aspirer aux espoirs les plus fous.

Oh, Il m’en reste encore tant et tant
Mais je suis maintenant pris par le temps,
Une simple vie n’y pourrait suffire
Et pour en apprécier tous les plaisirs,
Ce que je ne pourrai réaliser,
Je vous en fais don bien volontiers.

Oh, les rêves, ça ne coûte pas cher,
Ça pèse peu et ça ne compte guère
Mais c’est un peu comme l’air qu’on respire,
Un impondérable pourrait-on dire,
Qui, au moindre petit souffle, vibre
et nous suggère qu’on est libres, libres.



Aussi, prenez-en le plus grand soin,
Ne les abandonnez pas dans un coin
Car voyez-vous, ils me sont si précieux,
Un don des cieux quasi miraculeux,
Ils sont comme de pâles primevères
Qui éclosent au sortir de l’hiver.


Aujourd’hui, je vous les offre mes rêves,
Prenez, prenez les tous, ils sont ma sève,
Toute ma vie, ils m’ont accompagné
Et simplement m’ont aidé à aimer,
Je n’ai rien d’autre pour tout héritage,
Je n’ai vraiment qu’eux pour tout apanage.

Les rêves sont comme des papillons
Voletant, qui s’échappent et puis s’en vont,
Ne tentez pas de les emprisonner,
Ne jouez pas avec leur liberté,
Il faut y penser encore et encore
Il faut y croire fort, vraiment très fort,Pour qu’ils puissent alors se réaliser,
Il faut apprendre à les apprivoiser.

 
<< Christian Broussas – Mes rêves... - 01/10/2019 - © cjb © >>

mardi 24 septembre 2019

Dédicace

À Claudie et Fabien -Dédicace -



En ce jour que j’espère béni des dieux,
Qui consacre devant nous votre vie à deux,
Maintenant que tu viens de couronner ta reine,
Que tu l’as ainsi reconnue comme tienne,
À travers ces marques de tendresse qu’on sème,
On voudrait simplement vous dire qu’on vous aime.


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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 02-03/ 2019  >
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Ode au mariage


Voici venu le temps pour Claudie et Fabien
De consacrer officiellement ce lien
Imprescriptible qui désormais les unit, 
Devant la famille et les amis réunis.
Après certes un certain temps de réflexion

Qui a sans doute conforté leur décision,
La situation s’est très vite décantée
Et les préparatifs se sont accélérés. 

Aujourd’hui que le temps a suspendu son vol,
Que le prêtre a revêtu sa plus belle étole,
Un temps comme une parenthèse, aboli
Pendant le déroulé de la cérémonie,
Une nouvelle page s’est ainsi tournée
Sur le chemin tracé de votre destinée.
À l’église, l’émotion nous a étreints,
Dans les échos imposants du rite chrétien
Et maintenant, toute l’assistance s’apprête
Autour des jeunes mariés pour faire la fête.


Votre bonheur, c’est d’abord bien sûr d’être ensemble,
D’aller ainsi d’un même pas, de marcher l’amble,
De se chercher dans des gestes juste esquissés,
Des riens qui dévoilent de tendres affinités,
Et c’est aussi dans ces doux instants, quelque part,
Que passe l’indicible émotion d’un regard.


Car nous nous retrouvons tous ensemble ce soir
Au sein de cette belle abbaye de Talloire
Pour communier dans ces moments solennels, 
En apprécier tout ce qu’ils ont d’exceptionnel,
En profiter pour adresser à tous les deux
Nos souhaits les plus sincères et nos meilleurs vœux
De prospérité, de succès et de bonheur
Tout simplement et du plus profond de nos cœurs.


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< Ch. Broussas • © CJB  ° • mai/ 2019  >
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Acrostiches à Fabien & Claudie



Finaud, il le faut dans bien des cas,
Affable mais sans trop d'afféterie
Bien sûr, qui volontiers vous sourit,
Impassible souvent face aux tracas
Et demeurant alors assez serein,
Ne cherchez pas plus loin : c'est Fabien.

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Candide tel le héros de Voltaire,
L’allure si gracile et volontaire,
Au fond des yeux une douce lueur,
Un sourire adorable comme un cœur,
De longs cheveux blonds dans l’air voletant
Inondent en vagues ses belles épaules
En un soyeux déroulé ondoyant.
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< Ch. Broussas • © CJB  ° • 03-05/ 2019  >
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